« Le prêt mixte correspondait bien à notre situation » : Rencontre avec Maëlis, frontalière à Annemasse

Coiffeuse à Genève et vit à Annemasse avec son conjoint, qui travaille en France. Avec l’envie d’agrandir leur famille, le couple s’est lancé dans un premier achat immobilier : un T3 à Annemasse. Une particularité à prendre en compte au moment de financer leur projet : Maëlis perçoit son salaire en francs suisses tandis que son conjoint est rémunéré en euros. Ils ont donc opté pour un prêt mixte, financé à 70 % en francs suisses et 30 % en euros. Elle nous raconte leur projet.

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Témoignage
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Pouvez-vous nous raconter votre quotidien de frontalière ?

Je travaille comme coiffeuse à Genève et j’habite à Annemasse avec mon conjoint. Je gagne environ 5 000 francs suisses par mois. Mon conjoint, lui, n’est pas frontalier : il travaille en France et gagne environ 2 200 euros. C’est une situation qui fonctionne bien pour nous. J’ai les avantages professionnels de Genève tout en gardant notre vie en France. Évidemment il y a le temps de trajet, mais avec le tram direct, c’est supportable !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir propriétaire ?

Nous avions surtout envie d’avoir un appartement qui corresponde davantage à la suite de notre vie à deux. Nous aimerions agrandir la famille et c’est pour cela que nous nous sommes orientés vers un T3. Acheter un bien ensemble, c’est aussi une étape importante pour nous, et l’an dernier, nous nous sommes dit que c’était le bon moment pour nous lancer. Évidemment, on aurait bien aimé regarder pour un T4, mais les prix dans le Genevois sont très élevés…

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Comment avez-vous abordé la question du financement ?

Assez vite, nous avons voulu savoir combien nous pouvions réellement emprunter. Notre situation avait une petite particularité : je suis payée en francs suisses et mon conjoint en euros. Nous nous demandions donc comment nos deux salaires allaient être pris en compte et surtout dans quelle monnaie il était préférable d’emprunter. C’est en échangeant avec des amis dans la même situation puis avec notre conseiller bancaire qu’on nous a expliqué les différentes possibilités.

 

C’est votre conseiller qui vous a orienté vers un prêt mixte ?

Oui, il nous a expliqué que nous pouvions choisir entre un prêt en euros, en francs suisse ou mixer les deux. Comme nous avons des revenus dans les deux monnaies, c’est le choix que nous avons fait, on trouvait ça assez logique que le prêt soit réparti sur les deux devises.

Pourquoi avoir choisi une répartition de 70 % en francs suisses et 30 % en euros ?

C’est une répartition qui correspond à peu près à l’équilibre de nos revenus. Je gagne environ 5 000 CHF et mon conjoint environ 2 200 euros. Comme mon salaire représente la plus grosse part des revenus du foyer, on trouvait normal que la partie du prêt en francs suisses soit plus importante, et nous avons opté pour ce montage : 70 % en francs suisses et 30 % en euros.

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Le fait d’avoir un prêt dans deux monnaies vous inquiétait-il ?

Au départ, oui, cela peut sembler plus compliqué qu’un prêt classique. Mais une fois qu’on nous a expliqué la logique, les risques de change liés aux différentes options, cela nous a plutôt rassurés. J’ai compris qu’il fallait bien prendre en compte notre situation actuelle, mais aussi prendre en compte son évolution possible… Et surtout, que chaque situation est différente, chaque projet est différent et qu’il est donc très important de se faire accompagner dans ce genre de situation !

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