Limitation des frais de déplacement: conséquences pour les frontaliers

Publié le : 23-01-2017

A Genève, le plafonnement des déductions fiscales des frais de déplacement pénalise les frontaliers effectuant une déclaration d’impôts en tant que quasi-résidents.

 

© ambrozinio | Fotolia

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Plafonnement des frais de déplacement effectifs à CHF 500.-

Pour rappel, suite aux votations genevoises du 25 septembre 2016, la déduction fiscale des frais de déplacement effectifs a été limitée à CHF 500.-, soit le prix de l’abonnement annuel aux Transports Publics Genevois (TPG).

Si cette décision n’affecte pas ou peu les travailleurs genevois empruntant les transports publics, elle touche cependant de nombreux suisses et frontaliers n’ayant pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour se rendre au travail.

 

Statut de quasi-résident à reconsidérer

En effectuant une déclaration d’impôts en tant que frontalier quasi-résident, vous avez la possibilité de demander la déduction fiscale de vos frais professionnels effectifs, dont font partie les frais kilométriques, pour bénéficier d’une réduction d’impôts.

Auparavant, il était possible de déduire 70 cts par kilomètre pour les automobilistes. Ainsi, les contribuables ne résidant pas à Genève déduisaient en moyenne CHF 8’116.- de frais de déplacement1.

Avec la limitation des frais de déplacement effectifs à CHF 500.-, la déclaration en tant que quasi-résident pourrait ne plus être aussi avantageuse, voire même vous coûter plus cher. C’est pourquoi, il est important de refaire vos calculs pour l’année fiscale 2016, afin de savoir si vous êtes toujours gagnant.

 

En savoir plus sur le statut de quasi-résident

 

 

 


1 Source : www.letemps.ch