Plus d’une personne sur trois travaille à temps partiel en Suisse

Publié le : 28-11-2019

Une étude de l’Office fédéral de la statistique1 révèle une augmentation du travail à temps partiel en Suisse cette dernière décennie, avec une forte différence entre hommes et femmes.

La Suisse au deuxième rang européen

La Suisse affiche l’une des parts de temps partiels les plus élevées d’Europe, avec 38,7% de la population active travaillant à moins de 100%. Les Pays-Bas occupent la tête du classement avec 50.7%. La France se rapproche de la moyenne européenne, située à 20%, avec un taux de 18.8%.

A savoir qu’au niveau international, tous les taux d’occupation de moins de 100% sont considérés comme du travail à temps partiel, alors qu’en Suisse les personnes travaillant à 90% (2% des actifs) n’entrent pas dans la définition du temps partiel. Selon la définition suisse c’est donc 36.7% des personnes qui travaillent à temps partiel.

De fortes disparités entre hommes et femmes

Le travail à taux réduit a augmenté de plus de 8% ces dix dernières années en Suisse, avec une augmentation plus rapide chez les hommes. Cependant, seuls 18% des hommes travaillent à temps partiel, contre 60% de femmes. Chez les femmes avec enfant(s), la proportion monte à 77.9%. Du côté des hommes, 1 père sur 10 travaille à temps partiel.

La garde des enfants est le motif le plus fréquemment avancé (20% des réponses) pour justifier le choix du temps partiel. 16% des personnes ne souhaitent tout simplement pas travailler à plein temps. A l’inverse, il y a 7.5% des personnes qui souhaiteraient travailler à 100%, mais n’en ont pas la possibilité. Les femmes sont près de trois fois plus touchées par le sous-emploi.

Une diminution du temps de travail liée à l’âge

C’est après l’âge légal de la retraite qu’on retrouve la majorité des temps partiels. Les plus de 65 ans sont en effet 79.5% à  travailler à moins de 90%. Le temps partiel augmente avec l’âge :

15 à 24 ans : 25%

25 à 39 ans : 32.4%

40 à 54 ans : 37.3%

55 à 64 ans : 42.1%

 

Les secteurs les plus concernés sont le champ culturel, l’enseignement et la santé. Sans surprises, le temps partiel est moins répandu parmi les fonctions dirigeantes.

Des inconvénients à prendre en compte

Si les avantages du travail à temps partiel sont indéniables (plus de temps pour les loisirs, la famille, etc.), il ne faut pas négliger certains inconvénients, dont une couverture sociale diminuée qui peut impacter la retraite.

 

En savoir plus sur le système de retraite en Suisse

 

 

 

1 Office fédéral de la statistique (2019). Le travail à temps partiel en Suisse 2017. Repéré à https://www.bfs.admin.ch/asset/fr/1901-1700
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