Industrie, santé, commerce : quels métiers recrutent le plus en Suisse ?

Le travail frontalier continue bon an mal an de progresser en Suisse, porté par les besoins importants de l’économie helvétique dans plusieurs secteurs clés. Industrie, santé, commerce, services administratifs ou métiers scientifiques : certains domaines concentrent aujourd’hui une grande partie des emplois occupés par les frontaliers français.

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femme bijoutière de précsion

Retour en chiffres sur les données de l’emploi de Suisse, grâce à l’étude menée par l’Urssaf, complétée par les statistiques de l’Office Fédéral de la Statistique suisse (OFS), disponibles jusqu’au troisième trimestre 2025. Des données qui permettent surtout de mieux comprendre quels métiers sont les plus recherchés selon les régions suisses, et qui intéresseront tout particulièrement celles et ceux qui envisagent de céder aux sirènes de la vie frontalière.

Les 5 secteurs qui recrutent le plus en Suisse

Selon les données de l’Office fédéral de la statistique suisse (OFS), près des deux tiers des frontaliers français travaillent dans seulement cinq grands secteurs d’activité.

1. Industrie manufacturière : 20 %

Contrairement aux idées reçues, l’économie suisse n’est pas que portée par le secteur financier, mais repose également sur une industrie très puissante et fortement exportatrice, notamment dans l’Arc jurassien et autour de Bâle. Ce secteur est ainsi celui qui emploie le plus de frontaliers français. En 2024, elle représente à elle seule 20 % des emplois occupés par les frontaliers français, soit près de 47 000 personnes, qui travaillent dans différentes activités manufacturières, parmi lesquelles :

  • horlogerie ;
  • mécanique de précision ;
  • métallurgie ;
  • production industrielle ;
  • pharmaceutique ;
  • électronique ;
  • technologies médicales.

2. Services administratifs et de soutien : 13 %

Ce secteur comprend notamment :

  • l’intérim ;
  • les services aux entreprises ;
  • la logistique ;
  • certaines fonctions administratives.

3. Commerce et réparation automobile : 13 %

Le commerce reste très dynamique en Suisse et fortement demandeur en personnel, particulièrement autour des grandes agglomérations comme Genève ou Bâle.

4. Santé humaine et action sociale : 11 %

Le secteur médical continue de recruter massivement, afin de pallier au manque de personnel qualifié sur place et au vieillissement de la population.

5. Activités spécialisées, scientifiques et techniques : 10,5 %

On retrouve dans cette catégorie des professions hautement qualifiées :

  • les ingénieurs ;
  • les consultants ;
  • les métiers de la recherche ;
  • les activités techniques ;
  • l’informatique ;
  • les professions scientifiques.

Quels métiers sont particulièrement recherchés selon les cantons ?

À Genève

Les besoins concernent en majorité des fonctions tertiaires, plus ou moins qualifiées, nécessitant une bonne maîtrise d’au moins une langue étrangère.

  • les métiers de la santé ;
  • les fonctions administratives ;
  • l’informatique ;
  • la finance ;
  • les métiers techniques ;

À Bâle

Le bassin bâlois reste fortement tourné vers des activités industrielles de pointe, avec la présence de grands groupes pharmaceutiques qui continuent d’attirer de nombreux frontaliers français.

  • la pharmacie ;
  • la chimie ;
  • les biotechnologies ;
  • les métiers scientifiques ;
  • la logistique industrielle.

Dans le Jura suisse et Neuchâtel

L’industrie horlogère et les métiers de précision restent centraux dans ces cantons, même si le secteur connaît une période difficile et une offre d’emploi en berne.

  • microtechnique ;
  • usinage ;
  • mécanique ;
  • qualité industrielle ;
  • maintenance ;

Dans le canton de Vaud

Le canton de Vaud est probablement celui qui affiche le profil le plus diversifié avec, des besoins de recrutement dans les secteurs suivants :

  • la santé ;
  • les services ;
  • les technologies ;
  • les fonctions scientifiques ;

les activités universitaires.

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La santé fait partie des secteurs qui progressent le plus

Parmi tous les secteurs, la santé et l’action sociale affichent l’une des plus fortes progressions. Entre 2023 et 2024, le nombre de frontaliers français travaillant dans ce secteur a augmenté de 7,5 %.

Le vieillissement de la population suisse et les besoins croissants en personnel médical expliquent largement cette dynamique : infirmiers, aides-soignants, manipulateurs radio, personnels hospitaliers ou métiers médico-sociaux restent particulièrement recherchés, notamment à Genève, Lausanne et le canton de Vaud et globalement dans tous les hôpitaux universitaires suisses.

Des territoires très industriels…

Dans ces territoires historiquement liés aux bassins industriels suisses voisins, la part des frontaliers travaillant dans l’industrie manufacturière atteint 40% dans le Doubs, 37% dans le Jura et 26% dans le Haut-Rhin.

Ainsi, dans le Doubs, 40 % des frontaliers travaillent dans l’industrie manufacturière.

Dans l’Arc jurassien, malgré le ralentissement auquel fait face l’industrie locale, l’horlogerie suisse continue notamment de recruter, notamment des opérateurs spécialisés, des techniciens, des décolleteurs, des microtechniciens ou des ingénieurs industriels. Autour de Bâle, les profils recherchés sont majoritairement des profils de techniciens, et concernent les secteurs de la chimie, de la pharmacie et des biotechnologies.

…et d’autres qui attirent davantage les métiers tertiaires

À l’inverse, et sans surprise, les bassins de Genève et de Lausanne présentent un profil beaucoup plus orienté services, avec des frontaliers travaillant très présents dans les services administratifs, la finance, la santé, les activités scientifiques, les organisations internationales et le commerce.

Sources : étude Urssaf.

Article à caractère informatif et publicitaire. Juillet 2026.

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