Paroles de frontalier : “Il faut apprendre à jongler entre deux systèmes pour préparer ma retraite”

À 42 ans, Maxime M. est chef de produit digital pour une site Internet spécialisé dans la vente de métaux précieux. Installé en Haute-Savoie depuis plus de 15 ans, il a progressivement appris à composer avec les spécificités franco-suisses pour construire sa retraite. Il nous raconte comment il a mené sa réflexion avant d’agir concrètement.

Retraite
Témoignage
nuage de mots sur la thématique de la retraite

Vous êtes frontalier depuis près de 15 ans. A quel moment avez-vous commencé à vous intéresser à la retraite ?

Quand on devient frontalier, on apprend assez rapidement que le système est construit sur des piliers, trois en l’occurrence, et que cela fonctionne assez différemment de la France. Je me souviens que mon entreprise, qui embauche pas mal de frontaliers, avait organisé à l’époque une réunion sur le sujet, ce qui m’avait permis d’avoir une première compréhension du système. Mais au départ, ça reste assez théorique !

Cela vous avait semblé compliqué ?

Ah oui, clairement ! Entre l’AVS, la LPP, le 3e pilier en Suisse, et en parallèle tout ce qui existe en France… au début, c’est un peu flou, mais comme c’est loin, on ne se pose pas forcément plus de questions, notamment sur une éventuelle retraite complémentaire.

 

A quel moment avez-vous décidé de vous y intéresser un peu plus ?

Quand un collègue est parti en retraite, il y a 3 ans. Je me suis fait la réflexion : “Ok, je cotise, mais concrètement, je vais toucher quoi plus tard ? En Suisse ? En France ? Et si je veux une complémentaire pour maintenir mon niveau de vie, qu’est-ce que je dois faire ?”. J’ai pu avoir pas mal d’informations auprès de mes collègues suisses, mais aussi auprès du directeur administratif de mon entreprise, qui est français également.

Du coup, qu’est-ce que vous avez mis en place ?

Finalement, j’ai fait assez simple. En Suisse, je fais le “classique” : je cotise au 1er pilier (AVS) et au 2e pilier (LPP) via mon employeur. Et pour la complémentaire, j’ai préféré ouvrir une assurance vie côté France.

 

Pourquoi ne pas avoir souscrit un 3ème pilier ?

C’est fiscalement intéressant, mais comme je suis français, et que je ne vais pas passer toute ma vie en Suisse, je trouvais cela plus logique d’avoir une retraite complémentaire en France. Je ne voulais pas être dépendant uniquement de la Suisse pour ma retraite et mettre tous mes œufs dans le même panier.

Vous vous êtes débrouillé seul pour comprendre tout ça ?

Non, comme je le disais, les discussions avec mes collègues frontaliers ont été très importantes. J’ai ensuite pris rendez-vous avec mon conseiller bancaire, qui connaît bien les problématiques des frontaliers, et qui m’a conforté dans ce choix. Franchement, ça change tout. Il m’a expliqué comment mes droits seraient calculés dans chaque pays, les pièges à éviter, les options au moment de la retraite… Parce que tout seul, tu peux vite passer à côté de choses importantes, notamment sur la fiscalité ou sur la manière de récupérer ton 2e pilier.

 

Avez-vous une idée précise de vos revenus à la retraite ?

Oui, j’ai fait des simulations, mais précisément, non, c’est toujours compliqué, surtout quand on a encore 20 à 25 ans à travailler devant soi, et qu’on ne sait jamais vraiment ce qui peut arriver. C’est aussi pour ça que j’ai décidé d’investir dans l’immobilier en France, avec un appartement en location qui génère des revenus complémentaires. Pour moi, c’est un bon équilibre : retraite suisse + assurance vie + immobilier.

 

Si vous deviez donner un conseil à d’autres frontaliers ?

Je pense que c’est pas mal de s’y intéresser vraiment autour de 40 ans. Après, chaque situation est différente, alors je dirais qu’il faut se méfier des solutions toutes faites. Ce que je conseille, c’est de multiplier les avis, auprès d’autres frontaliers, des collègues, son conseiller bancaire, etc.

 

Merci à Maxime d’avoir pris le temps de répondre à nos questions et d’avoir partager son expérience.

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Article à caractère informatif et publicitaire. Avril 2026.
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