Résultats du sondage « achats des frontaliers en Suisse »

Publié le : 29-06-2016

D’après certaines idées reçues, les travailleurs frontaliers ne dépenseraient pas leur argent en Suisse. Cependant, les résultats de notre sondage prouvent que la majorité d’entre eux font des achats des deux côtés de la frontière.

 

Résultat sondage achats des frontaliers en Suisse

 

Bien que les frontaliers suisses consomment majoritairement en France (voir les résultats de l’Observatoire des Frontaliers 2015), ils n’en sont pas moins près de 80% à déclarer effectuer des achats en Suisse.

 

Les différents types d’achats, avec plusieurs réponses possibles, se répartissent comme suit parmi les sondés :

 

Alimentaire56%
Habillement / Cosmétiques38%
Culture / Loisirs35%
Electronique / Electroménager35%
Ameublement23%
Carburant20%
Médical17%

 

 

L’alimentaire arrive sans surprise en tête des dépenses. En effet, beaucoup de frontaliers achètent leur repas de midi près de leur lieu de travail ou sortent manger dans les restaurants des alentours.

 

La 2e position, habillement et cosmétiques, peut sembler plus étonnante puisqu’on peut trouver les mêmes produits moins chers en France. L’une des explications réside dans la proximité des magasins. Il est plus pratique de faire une course rapide à la pause de midi ou juste après le travail que de devoir parcourir de nombreux kilomètres pour faire son achat.

Cela est également valable pour les dépenses en ameublement avec, par exemple, le célèbre magasin de meubles suédois, plus proche du côté suisse romand que du côté français.

 

Les dépenses pour la culture et les loisirs peuvent s’expliquer par une offre spécifique à la Suisse en la matière, ainsi qu’à nouveau par la proximité et accessibilité des loisirs.

 

En ce qui concerne l’électronique / électroménager, il s’agit de l’une des rares exceptions où les produits sont moins chers en Suisse. Les Suisses étant de très gros consommateurs de produits électroniques, le pays sert de marché test avec des prix attrayants.

 

Dans tous les cas, les résultats de ce sondage démontrent que les travailleurs frontaliers n’hésitent pas à consommer en Suisse dans certains cas et qu’ils peuvent même en tirer avantage.